La tradition culinaire alsacienne est décidément très caractéristique ! Si un seul maître-mot pouvait se rattacher à toutes les spécialités gourmandes de notre belle région, j'opterais sans hésitation pour "générosité". Et oui, en Alsace (sans vouloir alimenter les clichés), on n'a pas peur d'avoir la main lourde ni l'estomac trop petit. Les plats sont riches et les portions généreuses. Tenez les crêpes, par exemple ! En Alsace, la crêpe est tout sauf fine, plate, mince, svelte, menue, fluette, gracile, légère...

Bon, c'est clair et net : ma gourmandise me mène par le bout du nez ! Et ce n'est pas demain la veille que je reprendrai le contrôle sur elle. Pour ma défense, on ne peut pas être blogueuse culinaire et ne pas aimer manger. A moins de se spécialiser dans le jeûne, la monodiète, les jus détox ou les régimes restrictifs...

Un gâteau poire chocolat ? Quel manque cruel d'originalité me direz-vous ! Ce à quoi je répondrai que vous avez entièrement raison ! Mais pourquoi réinventer le fil à couper le beurre quand celui-ci a déjà fait mille fois ses preuves ? Je revendique donc  aujourd'hui mon goût banal à pleurer pour les saveurs consensuelles et plus particulièrement mon penchant d'une platitude déconcertante pour le duo poire/chocolat. Ceci dit, le gâteau poire chocolat que je vous propose aujourd'hui n'est pas tout-à-fait ordinaire, ce qui excusera peut-être mon absence totale d'ambition concernant la recherche des saveurs. C'est un gâteau hybride trois-en-un qui...

Depuis le mois de septembre, j'anime 2 à 3 fois par mois une chronique culinaire sur le plateau de la matinale de 9h50 sur France 3 Alsace aux côtés d'Hervé Aeschbacher. J'y croise des personnalités hautes en couleur qui viennent partager leur passion ou leur expertise dans leur domaine de prédilection. De bien belles rencontres parmi lesquelles je dois avouer avoir eu un véritable coup de coeur pour Antoinette de Knackwiller ! Il faut dire qu'Antoinette de Knackwiller est un personnage loufoque, assez haut perché qui brille par sa modestie toute relative, ses excès de coquetterie et son sens de l'auto-dérision...

Depuis la rentrée, j'ai le privilège de participer à la matinale 9h50 sur France 3 Alsace aux côtés de l'animateur Hervé Aeschbacher et une équipe de joyeux lurons tous plus gourmands les uns que les autres. A chacun de mes passages (à raison de 2 fois par mois), je propose une recette traditionnelle le plus souvent revisitée par mes soins. Mercredi dernier, je me suis attaquée à ce que le présentateur Hervé a qualifié de monument de la gastronomie : la tarte au fromage blanc (Käsekuchen) ! C'est un de mes desserts préférés et depuis ce printemps, je me plais à imaginer...

Il y a des recettes qui me filent la banane. Pas forcément des recettes à la banane d'ailleurs. Dès lors qu'il y a abondance, opulence, voire exubérance, mon coeur se met en liesse et la vie me paraît irrémédiablement radieuse. Rien de plus galvanisant qu'un compteur calorique frisant l'indécence ! Il annonce un précieux instant de lâcher-prise, où plus rien ne compte que le plaisir extatique de céder à la gourmandise. Ce n'est pas raisonnable ? Tant mieux, la dégustation n'en sera que meilleure ! Et je prendrai un malin plaisir à me moquer de tout le reste, à envoyer valser...

Vous aimez le cake, vous êtes fan de tarte au fromage blanc et vous ne résistez pas à un bon streusel ? Alors, vous allez à coup sûr raffoler de ma dernière création : le Käsestreuselkuchen, un gâteau hybride qui combine chacune de ces trois gourmandises. Après une toute première mouture à la pomme, j'ai eu envie d'une version un peu plus exotique à la mangue. Et oui, quand un gâteau me plaît, il finit par obséder toutes mes pensées. Je deviens un brin mono-maniaque ! Je ne peux m'empêcher de lui imaginer une kyrielles de variantes, histoire d'explorer pleinement son...

Insatiable de quetsche je suis ! Et complètement addict au sucre aussi ! Je le confesse : pas un jour ne passe sans que je ne craque pour une petite douceur. Le sucre pourtant longtemps adulé et même promu auprès de la population comme un carburant indispensable à la vie est aujourd'hui décrié. Inutile du point de vue nutritif et même clairement désigné comme le grand coupable, l'instigateur sournois des pires maladies de notre siècle dont le diabète et le cancer, le sucre raffiné est devenu un ennemi à combattre. Oui mais, comment s'affranchir de lui alors qu'il nous rend...